Smicardisation de la Fonction Publique

, par  Secrétariat BL , popularité : 11%

TROISIÈME ANNÉE DE GEL DU POINT D’INDICE
Le gouvernement organise la smicardisation de la Fonction publique

Le 13 mai 2026, l’INSEE a annoncé un taux d’inflation à 2,2 % sur un an. Le refus du gouvernement de revaloriser d’autant le point d’indice sonne le glas du modèle salarial de la Fonction publique.

La revalorisation automatique du SMIC à 1867,02 € au 1er juin 2026 (+ 2,41 %), annoncée le jour même par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, sans le moindre « coup de pouce » et surtout sans revalorisation du point d’indice, pourrait précipiter plus de 700.000 agent·es public·ques sous le salaire minimum interprofessionnel.
Soit un doublement en six mois du nombre d’agent·es public·ques dont la grille indiciaire est rattrapée par le SMIC.

Ce n’est pas un accident statistique. C’est le résultat assumé d’un choix politique celui de trois années consécutives de gel du point d’indice, le refus du gouvernement d’ouvrir une véritable négociation salariale intégrant la refonte des grilles indiciaires, le mépris affiché pour les organisations syndicales auxquelles ne sont proposées que de simples réunions de travail qui ne débouchent sur rien.

La sphère gouvernementale ne se contente plus de laisser dériver les salaires : elle organise, méthodiquement, l’alignement de la Fonction publique sur le SMIC.

Un effondrement statutaire sans précédent depuis 1946
La CGT Fonction publique a chiffré, indice par indice, ce que le gouvernement refuse de regarder en face. Le constat est accablant : lire la suite en document joint