Appel à rompre les relations avec le gouvernement actuel d’Israël

, par  Secrétariat BL , popularité : 93%

La CGT-INRAE vient de prendre connaissance de l’appel à candidater au Haut Conseil pour la Science et la Technologie Franco-Israëlien, lancé par les ministères des Affaires Etrangères (MEAE) et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESRE), et relayé sur le site de la Direction des Relations Internationales de l’INRAE (https://actus-dri.inrae.fr/2026/04/13/appel-a-candidatures-pour-la-copresidence-francaise-du-haut-conseil-franco-israelien-pour-la-science-et-la-technologie-hcst/ ).

Comment peut-on ainsi se voiler la face sur les relations entre les universités et organismes de recherches israéliens et la politique génocidaire du gouvernement Netanyahou à l’encontre du peuple palestinien comme désormais du peuple libanais ?

Il suffit de consulter les pages internet de ces universités et organismes de recherches.
En voilà un relevé non exhaustif :

L’Institut Weizman (Tel Aviv) entretient des relations directes avec l’industrie militaire. En octobre 2024, Weizmann a annoncé une collaboration avec la société de technologie militaire Elbit pour développer des « matériaux bio-inspirés révolutionnaires à des fins de défense ».
L’université Bar Ilan Ramat Gan (Tel Aviv) travaille en étroite collaboration avec le Shin Bet, le service de sécurité israélien, qui a été condamné par le Comité des Nations unies pour son recours à la torture et à d’autres tactiques d’interrogatoire violentes et illégales. Son centre de recherche sur la cybersécurité, dont les domaines vont de la cybersécurité et la cryptographie appliquée, aux patrouilles multi-robots et la télédétection par satellite, est en lien étroit avec le bureau national de cybersécurité du cabinet du premier ministre.
L’Université Ben Gourion (Beer Sheva) accueille l’Institut de la sécurité intérieure, qui compte parmi ses partenaires les principales entreprises d’armement israéliennes et le ministère israélien de la défense. Depuis 20 ans, elle organise un programme de formation des pilotes de l’armée de l’air en partenariat avec l’armée par le biais d’une convention « aviation académique ». Cette université Ben Gourion a aussi accusé publiquement les membres de la faculté qui ont signé une déclaration contre le génocide à Gaza d’avoir « terni sa réputation ».
La Technion (Université publique et institut de recherche en sciences et technologie) accueille plusieurs centres de recherche liés aux objectifs militaires israéliens, notamment : le Centre pour les sciences et technologies de sécurité (CSST) et l’Institut de recherche avancée Peter Munk sur la défense (ADRI). La mission de ces centres de recherche est de promouvoir « le développement de concepts et de technologies novateurs liés à la défense ; de favoriser la collaboration entre les autorités de défense, les institutions gouvernementales, l’industrie et les chercheurs universitaires ; et de former la prochaine génération d’ingénieurs et de scientifiques qui joueront un rôle de premier plan dans l’écosystème de la défense israélienne ».
L’Université de Tel Aviv gère des centres communs avec l’armée israélienne et les industries d’armement israéliennes. Elle héberge également l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), qui se targue d’avoir élaboré la « doctrine Dahiya », ou doctrine de la force disproportionnée. Adoptée par l’armée israélienne, la doctrine Dahiya appelle à « la destruction de l’infrastructure nationale et à des souffrances intenses au sein de la population [civile] ».

La prétendue « coopération scientifique et technologique » entre la France et Israël ne peut donc que contribuer à continuer la politique génocidaire contre les Palestiniens.

La CGT-INRAE appelle les collègues à boycotter cette opération de couverture du gouvernement Netanyahou et refuser de candidater. Et elle demande au MEAE et au MESRE de rompre les relations avec le gouvernement actuel d’Israël, et à la MRI INRAE de retirer de son site cet appel à candidatures.