Pas touche au 1er mai !

, par  Secrétariat BL , popularité : 14%

Interpellez vos député·es avant le 10 avril : pas touche au 1er mai !
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin.
Avec le soutien de certains parlementaires, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1er mai !

L’argument avancé « d’insécurité juridique » pour les petits commerces est un prétexte, au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seule une poignée d’entreprises sur 35 000 ont été sanctionnées, et les sanctions même pas appliquées).
En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai.
On sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement. C’est une première brèche vers la suppression du droit au repos rémunéré du 1er mai : un jour de congé volé !

Non, ce ne sera pas au « choix »
Le contrat de travail c’est par définition « la subordination » des salarié·es à la direction. L’entreprise est l’endroit où il y a le moins de démocratie. Faire croire qu’on peut avoir le « choix » alors qu’on connaît le chantage à l’embauche et à l’emploi, c’est une illusion !
Nous, nous le savons, et tous ceux qui disent le contraire dans ce débat ne connaissent ni le droit, ni la réalité du travail. Comme pour le dimanche, on peut se retrouver obligés de travailler, avec une contrepartie de plus en plus réduite jusqu’à être supprimée lorsque le travail dominical se généralise…

Le 1er mai ça n’est pas qu’une pause, c’est un moment pour se retrouver avec nos proches, pour participer à la vie collective et marquer les conquêtes sociales.
C’est une journée de revendication pour les salarié·es du monde entier.
S’attaquer au 1er mai au service des grands groupes et au nom des petits artisans commerçants, c’est du populisme 2.0 !

Comme le déclare l’intersyndicale : « Cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans de lutte sociale. »

Travail le 1er mai : courrier aux député·es
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les député·es à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant la proposition de loi présentée le 10 avril 2026.
Lire le courrier de l’intersyndicale aux député.es

Vous aussi, vous souhaitez vous opposer à cette loi ? C’est très simple, vous pouvez :
1. Diffuser ce tract informatif à vos collègues de travail, ami·es, famille…
Format CMJN
Format RVB

2. Écrire à votre élu·e et contacter sa permanence grâce à https://alloparlement.fr/
=> Votre député·e vous représente, vous pouvez exiger qu’il·elle ne vote pas cette loi !

3. Participer aux mobilisations le 10 avril dans chaque département (souvent devant les permanences parlementaires)